TORONTO, 28 février 2018 – Bien que Restaurants Canada trouve encourageant l’engagement du gouvernement à résoudre les pénuries de main-d’œuvre au moyen de mesures en lien avec l’immigration et d’incitatifs fiscaux au travail, nous sommes déçus par le manque de compréhension du gouvernement à l’égard des défis fiscaux auxquels sont confrontés la restauration et la petite entreprise en général.

À titre d’exemple, les frais de carte de crédit payés par les propriétaires de petites entreprises canadiennes comptent parmi les plus élevés du monde. Après une étude d’un an sur le secteur du paiement, le budget propose plus de consultations plutôt que des actions concrètes.

Les taxes salariales augmenteront de façon appréciable au cours des cinq prochaines années, ce en raison des hausses des cotisations au RPC. Au lieu d’offrir une mesure compensatoire aux entreprises à forte intensité de main-d’œuvre, qui sont les plus touchées par ces impôts indépendants des bénéfices, le budget prévoit une augmentation des primes d’assurance-emploi.

La décision de maintenir l’indexation de la taxe sur l’alcool, qui constitue un dangereux précédent, est également décevante.

De même, nous aurions voulu voir dans le budget de meilleures protections pour les transferts d’entreprises entre membres d’une même famille, ainsi qu’une reconnaissance accrue des contributions non rémunérées faites par les actionnaires.

L’absence de crédits nouveaux ou additionnels pour le tourisme culinaire, voire même de mention, constitue une autre omission flagrante.

Du côté positif, nous accueillons avec satisfaction les efforts du gouvernement visant à accélérer le traitement des demandes d’immigration et de statut de réfugié, de façon à permettre aux néo-Canadiens d’obtenir la résidence rapidement afin d’être jumelés sans tarder avec des employeurs aux prises avec des pénuries de main-d’œuvre.

Autre outil utile pour notre industrie, où les pénuries de main-d’œuvre sont généralisées, l’expansion de la Prestation fiscale pour le revenu de travail, désormais appelée Allocation canadienne pour le travail (ACT), fournira des incitatifs aux Canadiens au chômage pour intégrer la population active.

Nous sommes heureux des clarifications apportées dans le budget aux changements à l’impôt des petites entreprises et au seuil de revenu passif. Ces modifications au budget sont vues comme un élément positif pour notre industrie.

Le report à 2019 de certaines des propositions fiscales plus complexes est également apprécié, car cela donne aux restaurateurs plus de temps pour adapter leurs entreprises en fonction des réformes fiscales. Nous félicitons le gouvernement pour la nature progressive du nouveau système, qui est conforme à la recommandation de Restaurants Canada.Dans l’ensemble, nous sommes d’avis que le budget comporte des éléments positifs qui viendront soutenir notre industrie, mais nous estimons qu’il reste beaucoup de travail à faire et sommes impatients de travailler avec le gouvernement pour assurer le progrès de l’un des principaux secteurs de croissance au Canada.

Restaurants Canada est une communauté en croissance regroupant 30 000 entreprises de services alimentaires, y compris restaurants, bars, traiteurs, institutions et fournisseurs. Au moyen de services, de recherche et de représentation, nous faisons le lien entre nos membres dans toutes les régions du pays afin de promouvoir la force et le dynamisme de notre industrie. Le secteur canadien de la restauration emploie directement 1,2 million de Canadiens, est la principale source de premier emploi et sert 18 millions de clients chaque jour.

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