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Restaurants Canada demande au gouvernement fédéral de prendre des mesures d’ici le 31 mai relativement à la proposition de remboursement du CUEC de l’industrie

National

Le mémoire prébudgétaire de Restaurants Canada propose une solution favorable pour toutes les parties afin de sauver les petites entreprises

Aujourd’hui, Restaurants Canada demande au gouvernement fédéral d’adopter sa proposition de remboursement du Compte d’urgence pour les entreprises canadiennes (CUEC) qui figure dans le mémoire prébudgétaire fédéral de 2023 de l’association. Il ne reste plus que quelques semaines avant que la Chambre des communes ne se retire pour l’été, le 23 juin 2023, et comme la date limite de remboursement du 31 décembre 2023 approche à grands pas, le temps presse pour résoudre les graves difficultés de remboursement des prêts du CUEC auxquelles sont confrontés les restaurants et les autres petites entreprises. Les dépôts de bilan dans les services alimentaires ont augmenté de 116 % depuis 2022 et Restaurants Canada s’attend à ce que davantage de restaurants ferment leurs portes en raison de l’inaction du gouvernement fédéral. Dans ses recommandations sur le CUEC, Restaurants Canada demande au Parlement d’accorder aux petites entreprises en difficulté une prolongation de 36 mois pour le remboursement des prêts du CUEC, selon un modèle de réduction du prêt-subvention. Ce plan efficace garantira que l’argent des contribuables sera remboursé au gouvernement, tout en évitant à des milliers de restaurants et d’autres petites entreprises d’être contraints de déclarer faillite dans un proche avenir.

« Des milliers de petits restaurateurs indépendants de notre industrie sont au bord du gouffre à cause de leurs dettes envers le CUEC. Nous demandons donc à la vice-première ministre, Chrystia Freeland, de prendre des mesures concrètes en adoptant notre proposition de remboursement du CUEC afin d’assurer leur survie », a déclaré Olivier Bourbeau, vice-président, Affaires fédérales et Québec. « Nous approchons de la haute saison estivale de notre secteur. Cependant, comme la moitié des entreprises de services alimentaires fonctionne actuellement à perte ou atteint tout juste le seuil de rentabilité et que 80 % d’entre elles font moins de bénéfices aujourd’hui qu’avant la pandémie (2019), nombre de nos membres réfléchissent à la possibilité de rester ouverts et de continuer à s’endetter, ou de fermer leur entreprise et de déclarer faillite. Une décision relativement au CUEC avant la saison estivale est indispensable pour offrir aux petites entreprises une certaine prévisibilité. »

Pour la majorité des entreprises du secteur des services alimentaires au Canada, la pandémie a engendré des difficultés financières considérables dont elles peinent encore à se remettre. En réaction à ce problème, le gouvernement fédéral a lancé le CUEC qui accordait aux petites entreprises, 83 % d’entre elles étant des restaurants avec service aux tables et 56 % des restaurants à service rapide, et aux organismes sans but lucratif des prêts sans intérêt pouvant atteindre 60 000 $. À l’approche de la date limite de remboursement, un sondage de Restaurants Canada a révélé que près de 20 % des restaurants qui n’ont pas encore remboursé le CUEC ne seront pas en mesure de le faire, en tout ou en partie, étant donné l’état des services alimentaires au Canada. Ces conclusions ne sont pas surprenantes considérant que :

  • l’industrie canadienne des services alimentaires a atteint la barre des 100 milliards de dollars. Pourtant, après ajustement pour tenir compte de l’inflation, les restaurants ont connu une baisse de 12 % de leur activité économique (PIB) entre 2019 et 2022 par rapport à tous les autres secteurs d’activité canadiens. Ils se trouvent avant-derniers devant le secteur des arts, des spectacles et des loisirs, qui a connu une baisse de 19 %;
  • presque tous les coûts opérationnels sont en hausse en raison de l’inflation; le coût des services publics a augmenté de 6 %, celui des protéines de 9 % (bœuf), de 11 % (fruits de mer) et de 13 % (poulet) et celui de l’huile de cuisson de 40 %. Les coûts de main-d’œuvre sont également en hausse, et les restaurateurs ont été contraints d’absorber le plus de coûts possible pour éviter de nuire à l’achalandage.

« Pour de nombreux restaurateurs, la date limite de remboursement du 31 décembre est tout simplement impossible à respecter, ce qui reflète l’état général de notre industrie. Les défis opérationnels post-pandémie, tels que l’inflation, les pénuries de main-d’œuvre et les obstacles à la chaîne d’approvisionnement, diminuent davantage la rentabilité de ces entreprises et prolongent l’ensemble du processus de relance du secteur », a ajouté M. Bourbeau.

Restaurants Canada attend avec impatience de connaître les plans futurs du gouvernement pour répondre aux difficultés de remboursement des prêts du CUEC d’ici le 31 mai au plus tard, afin de s’assurer que les services alimentaires demeurent une part active de l’économie du pays.