Restaurants Canada presse les provinces à agir rapidement pour offrir un répit temporaire aux restaurants des régions rurales en demandant l’augmentation du plafond de TET
Les restaurants des régions rurales attendent que les gouvernements provinciaux leur annoncent s’ils pourront bénéficier d’un répit temporaire pour résoudre leurs problèmes de main-d’œuvre à la suite d’une demande d’augmentation du plafond de travailleurs étrangers temporaires (TET), rapporte Restaurants Canada.
Le 13 mars, le gouvernement fédéral a annoncé qu’il augmenterait temporairement le plafond de TET dans les régions rurales qui connaissent de graves pénuries de main-d’œuvre, mais uniquement si la province en fait officiellement la demande. Le 1er avril était le premier jour où les employeurs pouvaient potentiellement profiter de cette augmentation du plafond, mais la plupart d’entre eux n’ont pas encore reçu de réponse de leur gouvernement provincial.
« Restaurants Canada invite les gouvernements provinciaux de l’ensemble du pays à soutenir les restaurants et les collectivités rurales en demandant cette augmentation temporaire du plafond de TET, affirme Kelly Higginson, présidente-directrice générale de Restaurants Canada. Nous avons besoin de solutions à long terme en matière de main-d’œuvre, notamment des investissements dans la formation des jeunes, la technologie et l’immigration avec une voie d’accès à la résidence permanente, mais en attendant, les restaurants ont urgemment besoin de travailleurs. »
Les TET ne représentent que 3 % de la main-d’œuvre du secteur des services alimentaires et constituent une solution de dernier recours pour les employeurs. Ils comblent des lacunes importantes dans les collectivités où les populations vieillissent, où la main-d’œuvre diminue et où le taux de participation des jeunes est en baisse. L’embauche d’un TET est coûteuse. De plus, avant d’entamer une telle démarche, les employeurs doivent prouver qu’ils n’ont pas été en mesure d’embaucher localement au salaire en vigueur sur le marché. Les TET occupent souvent des postes qualifiés, comme les postes de chefs ou de cuisiniers, ou des postes difficiles à pourvoir, comme les postes de nuit. Lorsque ces postes ne sont pas pourvus, les restaurants doivent éliminer des quarts de travail, réduire leurs heures d’ouverture ou même fermer leurs portes.
« Dans certaines collectivités rurales, les restaurants peuvent être la seule source d’emploi local pour les jeunes, ajoute Mme Higginson. Ce sont des lieux de rassemblement communautaire et des endroits où les voyageurs et les résidents peuvent prendre un repas. La perte d’un restaurant dans ces collectivités est dévastatrice. »
La campagne « Les restaurateurs ont besoin de bras » de Restaurants Canada met en lumière les défis systémiques en matière de main-d’œuvre auxquels est confronté le secteur des services alimentaires, qui emploie plus de 1,2 million de personnes, dont 39 % sont des jeunes, et qui sert plus de 23 millions de visiteurs chaque jour. Bien que le secteur des services alimentaires connaisse la deuxième hausse des salaires en importance – tous secteurs confondus – depuis 2021, 70 000 emplois demeurent vacants dans l’ensemble du pays.
Médias :
Janick Cormier, Restaurants Canada | media@restaurantscanada.org
Au sujet de Restaurants Canada
Restaurants Canada est une association nationale sans but lucratif qui contribue à faire progresser l’industrie diversifiée et dynamique de la restauration au Canada. Principale source de premiers emplois au pays, le secteur de la restauration représente un chiffre d’affaires de 125 milliards de dollars et emploie 1,2 million de Canadiens. Visitez le restaurantscanada.org/fr pour en savoir plus.


